jeudi 29 décembre 2011

Guimauves au chocolat

Il fait tellement froid aujourd'hui... Quoi de mieux qu'un bon chocolat chaud quand on rentre frigorifiés après avoir joué dehors? Accompagné d'une guimauve maison, c'est encore meilleur! C'est ce qui m'a motivée à faire enfin des guimauves maison...
Comme je l'avais lu, c'est vraiment facile à faire! Au chocolat: trop bon! Mieux encore que ce à quoi je m'attendais. Ça donne envie d'en refaire...à la fraise, la prochaine fois?


La recette est de Ricardo:

Ingrédients:
  • 30 ml (2 c. à soupe) de gélatine (ou 2 sachets)
  • 150 ml (2/3 tasse) d’eau
  • 180 ml (3/4 tasse) de sucre
  • 125 ml (1/2 tasse) de sirop de maïs incolore (moi, je n'avais que du sirop doré...ça a très bien fait)
  • 115 g (4 oz) de chocolat noir, fondu et tempéré
  • 60 ml (1/4 tasse) de cacao, tamisé
Préparation:

-Huiler légèrement un moule carré de 8 pouce (20 cm), puis en recouvrir le fond et les côtés d'une pellicule plastique, qu'on huilera légèrement.

-Dans une petite casserole, laisser gonfler la gélatine dans l'eau pendant 5 minutes. Ajouter le sucre, puis faire chauffer à feu doux-moyen en remuant, jusqu'à ce que la gélatine et le sucre soient complètement dissous.

- Verser dans un grand bol et ajouter le sirop de maïs. Fouetter au batteur électrique jusqu'à formation de pics fermes (soit 10 à 12 minutes, ou moins si on utilise un batteur sur socle). À l'aide d'une spatule, ajouter le chocolat fondu en pliant. Répartir dans le moule et réfrigérer au moins 1 heure.

- Couper la guimauve en carrés, et rouler les morceaux dans la poudre de cacao. Secouer pour enlever l'excédent de poudre. Se conserve 3-4 jours dans un contenant hermétique.
J'ai peu mélangé la préparation de guimauve avec le chocolat fondu, ce qui m'a donné des guimauves marbrées, avec parfois de minces filets de chocolat craquant sous la dent, si on est chanceux...

dimanche 18 décembre 2011

Limoncello à la di Stasio



Voilà enfin ma limonade pour adultes! La recette est celle de Josée di Stasio, qui avait paru dans son livre Pasta et cetera à la di Stasio, mais on la retrouve aussi par là. En Italie, le "vrai" limoncello est fait à partir d'alcool très fort et de citrons cultivés en Italie. Plus le degré d'alcool sera élevé, plus les huiles essentielles du citron parfumeront la liqueur. J'y suis allé sagement, avec de la vodka...ce qui donne au final une délicieuse liqueur de citron à près de 20% d'alcool! À consommer avec modération...






Ingrédients pour le limoncello:
  • 5 à 6 citrons, bio de préférence (sinon, bien les laver et les brosser)
  • 750 ml de vodka (ou d'alcool neutre à 40% ou 94%)
  • 3 tasses d'eau
  • 2 tasses de sucre
Préparation:

-À l'aide d'un couteau ou d'un économe, prélever le zeste des citrons (préalablement bien lavés) sans la partie blanche. Placer les zestes au fond d'un pot Mason d'un litre, et y verser l'alcool. Bien fermer le bocal, et laisser macérer environ 10 jours (j'ai lu jusqu'à 30 jours). Les zestes auront pâlis, presque blanchis, et l'alcool sera d'un beau jaune vif.
-Dans une casserole, porter à ébulition l'eau et le sucre. Laisser bouillir pendant 3 minutes.
-Placer une passoire au-dessus d'un bol, y verser l'alcool. Déplacer l'alcool au-dessus d'un autre bol. Verser le sirop chaud sur les zestes, pour en extraire le maximum d'arôme. Laisser refroidir à température de la pièce.
-Ajouter l'alcool au sirop, bien mélanger et verser dans des bouteilles propres. Conserver au réfrigérateur.
- Servir dans des petits verres glacés au congélateur. Peut être servis tel quel bien sûr, ou encore "on the rocks", ou bien en cocktail, avec du jus de canneberge ou de l'eau pétillante. Ce cocktail "The moon" a l'air plutôt intéressant...

On recommande d'attendre une semaine avant de goûter.

    dimanche 4 décembre 2011

    Sirop de citron maison et zestes confits

    Il y a des trucs qui traînent longtemps sur la to-do list... La liqueur de citron en était une! Depuis que j'avais reçu le livre de Josée di Stasio...pas celui qui vient de sortir, l'autre d'avant. Pour faire du limoncello maison, on doit prélever le zeste de 5-6 citrons. Et quoi faire avec le jus? Bien, pourquoi pas du sirop de citron, pour faire de la limonade maison? Dans un magazine Châtelaine, j'étais déjà tombée sur une recette qui nécessitait le zeste de 3 citrons, et le jus d'environ 8 citrons. Parfait, combinons les 2 recettes! J'étais pas mal contente de "mon" idée, quand j'ai vu ce billet: eh ben dit donc, je n'étais pas tellement originale...

    Pour le sirop, j'ai opté pour la proportion 1:1 pour le poids du sucre et du volume de liquide. Je n'avais pas le temps de tout faire le même jour, alors j'ai préparé le sirop une journée, et refait bouillir pour mettre en pot 2 jours plus tard. Il va de soi que le sirop était bien imprégné du parfum des zestes qui ont ainsi mijoté 2 fois: presque la recette parfaite de zestes confits! Je reprends depuis le début:

    Ingrédients pour le sirop de citron (pour 1,75 litre):
    • le zeste de 3 citrons (bio de préférence, ou alors on savonne bien et on brosse vigoureusement, question d'enlever le max de fongicides...)
    • 500 ml d'eau
    • 1 kg de sucre
    • le jus de 8-9 citrons, filtré si désiré (au moins pour enlever les pépins): on veut 500 ml de jus
    Préparation:

    1. Laver les citrons, puis en prélever le zeste à l'économe ou au couteau, en évitant de retirer la partie blanche de la pelure.

    2. Mettre dans un casserole, puis ajouter l'eau et 500 g de sucre. Amener à ébullition, puis retirer du feu. Ajouter le jus des citrons et 500 g de sucre. Bien mélanger. Mettre au frais pour 1 jour ou 2.

    (Pour la suite, on pourrait seulement filtrer la préparation et mettre en bouteille pour conserver au frigo si on prévoit un usage rapide. Toutefois, la quantité est assez importante... J'ai lu chez Manon qu'elle ne traite pas son sirop de grenadine à la chaleur, étant donné la haute teneur en sucre et la bonne acidité des fruits, équivalente à celle des citrons. Mais on doit quand même empoter dans des bocaux stérilisés, c'est-à-dire qui ont fait trempette 10 minutes dans l'eau bouillante, question de s'assurer de détruire les levures qui pourraient s'y loger. Moi j'ai ensuite traité mes bocaux remplis 5 minutes à l'eau bouillante...)

    3. Donc, on remet la préparation refroidie dans une casserole et on amène le sirop à ébullition. On laisse cuire quelques minutes, ou mieux, on attend que la température du sirop atteigne 102 à 104˚C max. On empote la préparation bouillante dans des bocaux chauds préalablement stérilisés, en filtrant avec un tamis. Garder les zestes, si désiré.



    Zestes confits

    Les zestes, c'est trop bon! Après avoir fourni tant d'effort à les prélever, pourquoi les jeter? Si on ne peut les utiliser tout de suite, on peut les faire sécher, en les étalant sur du papier parchemin. Tout imprégnés de sucre comme ils sont après leur séjour dans le sirop sucré, ils pourront se conserver facilement... D'accord, je ne sais pas vraiment combien de temps, mais sûrement plusieurs plusieurs jours! À suivre...
    J'ai enrobé les miens de sucre, comme pour le gingembre confit. Il suffira de les émincer pour les utiliser dans des muffins, biscuits...


    Pour la limonade, il suffit d'un ou 2 doigts de sirop de citron dans un verre, puis on remplit d'eau. Approuvé par mes enfants!

    En ce qui concerne le limoncello...eh bien j'y reviendrai dans 1 semaine! Les zestes sont présentement en train de macérer dans l'alcool...

    lundi 28 novembre 2011

    Yogourt à la grecque

    Je fais mon yogourt régulièrement depuis la découverte de ma yaourtière grand format: mon four. Assez souvent, je le fais égoutter (comme ici), question d'obtenir un yogourt bien épais et onctueux...mais aussi très riche. Si je fais un yogourt à 2%, le yogourt une fois égoutté aura au moins 4% (ce qui est quand même raisonnable, direz-vous). Oui mais, voilà, j'étais curieuse de faire un yogourt genre "grec", comme on voit de plus en plus sur les tablettes du supermarché. Un yogourt épais mais (le plus souvent) sans gras. Et rempli de protéines. Alors j'ai essayé. Et ça fonctionne! Très bien, même. Ce que ça prend, c'est un bon yogourt nature pleins de bactéries actives, du lait écrémé, et du lait en poudre écrémé. Mon yogourt nature était à 2%, ce qui me donne en bout de ligne un yogourt à environ 0,1%, pas mal quand même.

    La préparation du yogourt me prend 30 minutes, top chrono (temps pour réchauffer le lait et le refroidir avant d'enfourner inclus). Donc, si on fait la préparation avant d'aller au lit, il sera prêt au petit matin. Le temps de le refroidir (quelques heures), plus le temps d'égoutter (au moins 12 heures)... Disons que si une envie de yogourt type grec ou de labneh vous prend soudainement, prenez votre mal en patience: il sera prêt 2 jours plus tard! À moins d'aller à l'épicerie du coin, bien sûr...

    Ingrédients:
    • 2 litres de lait écrémé 
    • 1 à 1½ tasse de lait en poudre écrémé
    • ½ tasse de yogourt nature
    • miel ou sirop d'érable, au goût
    Préparation:
    Même technique que celle expliquée ici, ou chez Vincent: on mélange les laits, on fait chauffer jusqu'à 85˚C (en brassant régulièrement pour éviter que ça colle), on fait refroidir jusqu'à 41-43˚C puis on ajoute le yogourt nature en brassant pendant 1 minute. On verse dans des pots de verre propres (en passant au tamis au besoin, ça arrive souvent que le lait cuise au fond un ti peu). On enfourne dans un four allumé (la lumière intérieure produisant la chaleur nécessaire au développement des bactéries) pour environ 8 heures.

    Après que le yogourt ait été bien refroidi au frigo, on verse la quantité souhaitée dans un tamis recouvert d'un filtre à café et on remet au frigo pour une nuit, ou 12 heures. Le yogourt perdra environ la moitié de son volume.

    Très bon sucré au miel (pour faire "grec"), mais délicieux presque n'importe comment! Le yogourt égoutté est génial, il gardera une texture épaisse même si on ajoute une confiture.

    Et on garde le petit lait récolté: il fait des muffins et des gâteaux tout légers, en remplaçant le babeurre.

    À noter que le yogourt égoutté est moins riche en calcium que le yogourt "ordinaire": il a perdu 5% de son calcium qui s'est égoutté dans le petit lait... On doit donc en manger plus...

    mercredi 9 novembre 2011

    Choux de Bruxelles caramélisés, façon Gwyneth


    Gwyneth, oui, c'est bien Gwyneth Paltrow. Cette même chère Gwyneth qui a lancé un livre de cuisine il y a quelques mois. Que j'ai acheté, j'avoue. Après avoir lu une critique favorable, quand même. Je sais, la couverture est plutôt cucu (désolé Gwyn, mais disons les vraies choses). Le livre, lui, est très bien. De belles photos (léchées d'accord, mais d'allure plus naturelles que celle de la couverture), des textes intéressants, des recettes assez accessibles. Je me suis mise à utiliser de la farine d'épeautre, et ça m'a aidé à poursuivre mon élan "santé-moins-de viande-plusse-bio", c'est tout dire! Si je n'ai pas beaucoup cuisiné de recettes du livre encore, je m'en suis donc souvent inspiré. Sauf pour cette petite recette, qui m'a agréablement surprise. Je ne suis pas fan des choux de Bruxelles, mais mon fermier de famille m'a fait une surprise en m'en laissant dans mon panier l'autre jour... J'aurais pu les mettre dans une bonne soupe aux légumes (quelle bonne façon de faire passer les légumes moins populaires!), mais j'ai décidé de faire confiance à ma nouvelle copine.

    Ingrédients:
    • 450 g (ou selon ce que vous avez) de choux de Bruxelles, parés
    • environ 2 c. à table d'huile d'olive, ou autre huile végétale
    • sel de mer
    • ½ citron, pour le service
    • votre meilleure huile d'olive, pour le service (j'ai omis)
    Préparation:

    Faire cuire les choux à la vapeur pendant 7 minutes, ou jusqu'à tendreté. Laisser refroidir un peu, pour pouvoir les manipuler, et les couper en 2 sur la longueur.

    Faire chauffer l'huile dans une grande poêle, à feu moyen-vif. Y disposer les choux, côté coupé vers le bas, sans qu'ils se chevauchent. Laisser cuire sans remuer pendant 4-5 minutes pour les faire dorer. Les retourner ensuite, et les laisser cuire encore 2-3 minutes.

    Mettre les choux dans un plat de service. Saupoudrer de sel au goût, puis presser le demi-citron pour arroser tous les demi-choux.

    Accompagne très bien un plat de viande braisée.

    Ma fille a adoré! OK, pas les gars, mais difficile de faire toujours l'unanimité!
    Plusieurs de mes choux étaient très petits...et sont restés entiers!
    Source: Mon carnet de recettes pour ma famille et mes amis, de Gwyneth Paltrow (My father's daughter, en version originale!)

    mardi 8 novembre 2011

    Muffins à la courge, chocolat et gingembre confit


    Encore de la courge! C'est que j'en ai reçu plusieurs dans mes derniers paniers de légumes...sans compter les citrouilles que nous avons décorées pour Halloween! Alors voici une autre recette de muffins, différente avec la pointe piquante du gingembre confit. Je pense que ce serait aussi très bon avec du gingembre frais, en autant qu'on aime le gingembre! Mes enfants, eux, n'apprécient pas trop... On pourrait très bien l'omettre, ou encore séparer la préparation en 2 et mettre la moitié du gingembre dans la moitié du mélange...et ainsi faire une version "pour adulte"!

    Ingrédients:
    • 1⅓ tasse de farine tout usage non blanchie
    • ⅔ tasse de farine de blé entier
    • ⅔ tasse de flocons d'avoine à cuisson rapide ou minute
    • ⅓ tasse de germe de blé
    • ⅔ tasse de cassonade, tassée
    • 1 c. à thé de poudre à pâte
    • 1 c. à thé de bicarbonate de soude
    • ½ c. à thé de sel
    • 3 c. à table de gingembre confit, haché finement
    • 2 oeufs
    • ½ tasse d'huile végétale
    • ½ tasse de yogourt nature
    • 1 tasse de purée de courge ou de citrouille, ou encore de purée de pomme, ou de banane...
    • ⅔ à 1 tasse de pépites de chocolat, ou 4 à 6 onces de chocolat noir, haché
    Préparation:

    Dans un grand bol, mélanger les ingrédients secs. Faire un puit au centre, et y verser les autres ingrédients. Mélanger à la cuillère de bois.
    Répartir la préparation dans des moules à muffins en silicone ou recouverts de caissettes en papier. cuire au four préchauffé à 350˚F, pendant 15 à 20 minutes.


    Source: une fusion de ces muffins de Ricardo et de ceux-ci de Mel!

    samedi 5 novembre 2011

    Muffins à la farine de maïs, citrouille et pacanes


    Dans ma recherche de recettes à la citrouille, j'ai essayé quelques nouvelles saveurs de muffins, dont celle-ci. Leur saveur est délicate, et ils sont à leur meilleur servis tout chaud, accompagnés d'un peu de confiture.




    Ingrédients:
    • 1 tasse de farine tout usage non blanchie
    • 1 tasse de farine de maïs
    • 1 c. à thé de poudre à pâte
    • 1 c. à thé de bicarbonate de soude
    • ¼ c. à thé de sel
    • 2 oeufs
    • 1 tasse de purée de citrouille ou de courge
    • ½ à ⅔ tasse de cassonade bien tassée
    • ¼ tasse de yogourt nature
    • ¼ tasse d'huile végétale
    • ⅔ tasse de pacanes hachées grossièrement
    Préparation:

    Mélanger les ingrédients secs dans un grand bol. Faire un puit au centre, y verser les autres ingrédients.
    Mélanger le tout à la cuillère de bois.
    Verser dans des moules à muffins en silicone ou tapissés de caissettes en papier. Décorer de moitié de pacanes si désiré.
    Faire cuire au four préchauffé à 375˚F pendant 15 à 18 minutes. Donne 12 muffins.

    Peu sucrés...tellement qu'ils pourraient être servis avec une bonne soupe, pourquoi pas?


    Source: variation de cette recette sur allrecipes.com

    lundi 31 octobre 2011

    Pizza au saumon frais et pesto

    J'adore la pizza, mais je n'en avais jamais fait au saumon. J'avais un beau pavé qui n'attendait qu'à être cuisiné, et fiston qui me réclamait de la pizz. Faisons d'une pierre 2 coups! Bon, j'ai cuisiné 2 pizzas, soit une classique au poulet BBQ, et une autre pour me faire plaisir! J'ai trouvé ceci chez Ricardo, ce qui m'a inspiré... (d'ailleurs, la recette de pâte à pizza suggérée a l'air très bonne... je note!)


    Ingrédients:
    • 1 croûte à pizza, préparée
    • huile d'olive
    • environ 2 c. à table de pâte de tomate
    • 1 petit avocat, écrasé à la fourchette (facultatif)
    • du pesto de basilic (environ 2 c. à table)
    • 1 oignon, haché
    • 5-6 champignons, tranchés
    • 1 pavé de saumon (environ 200g), la peau enlevée et coupé en tranches d'environ 5 mm d'épaisseur
    • environ ⅔ tasse de fromage cottage réduit en purée lisse au robot, ou de ricotta, ou boules de mozzarella tranchées
    • 1 oignon vert, haché
    • fromage râpé, au goût
    • poivre du moulin

    Préparation:

    - Faire cuire l'oignon dans un peu d'huile jusqu'à ce qu'il soit presque transparent. Ajouter les champignons, et faire cuire à feu moyen (jusqu'à ce qu'ils rendent leur eau...en fait, on ne veut pas d'eau dans la pizza!)

    - Huiler légèrement la croûte à pizza. Mélanger la pâte de tomate avec la purée d'avocat et une c. à thé (ou à table, c'est au goût!) de pesto. Étendre ce mélange sur la croûte. (allonger avec un peu d'eau si trop épais)

    - Déposer les tranches de saumon sur la pizza, sans chevaucher. Étendre un peu de pesto sur le saumon. Répartir les oignons et les champignons sur toute la surface, ajouter l'oignon vert. Déposer 6-7 cuillérées de fromage sur la pizza (ou quelques tranches de mozzarella fraîche). Recouvrir du fromage râpé. Poivrer au goût.

    - Faire cuire au four préchauffé à 450˚F pendant 10-12 minutes, ou jusqu'à ce que le fromage soit bouillonnant. On peut terminer sous le gril quelques minutes pour dorer.

    Note: Pourquoi un avocat dans la recette? Bien parce que j'en avais un très mûr dans le frigo... Ce serait très bien sans aussi, ou encore très bien tranché, placé côte-à-côte avec le saumon... La pizza, quel merveilleux repas "touski"!

      lundi 24 octobre 2011

      Potage à la courge, patate douce et poivrons rôtis



      Ce potage d'automne est une variante de cette recette de Coup de pouce d'octobre 2007, à laquelle j'ai ajouté de la purée de courge. Réconfortant. Un goût légèrement moins sucré que la version au panais.





      Ingrédients:
      • 3 poivrons rouges et/ou orangés
      • 1 courge butternut ou buttercup (ou environ 1½ tasse/ 750 ml de purée)
      • 2 patates douces, pelées et coupées en cubes de 1" (environ 4 tasses/1 litre)*
      • 1 gros oignon, coupé en quartier
      • 2 à 3 c. à table d'huile d'olive
      • ½ c. à thé de chaque: thym, origan et basilic séché
      • sel et poivre, au goût
      • 4 tasses de bouillon de poulet ou de légumes
      • 2 c. à table de pâte de tomate
      • 3 gousses d'ail, hachées finement
      • environ 1 tasse d'eau (ou selon la consistance souhaitée)
      • yogourt balkan (ou labneh) et persil haché, pour le service (facultatif)
      Préparation:

      - Dans une rôtissoire, mélanger les poivrons, les patates et l'oignon avec l'huile d'olive et les fines herbes. Bien saler et poivrer. Couper la courge et enlever les graines et filaments. Mettre sur une plaque recouverte de papier parchemin, côté chair vers le bas. Faire cuire au four préchauffé à 425 ˚F pendant 45 à 60 minutes, ou jusqu'à ce que les légumes soient tendres et légèrement dorés (les brasser une fois en cours de cuisson).
      - Prélever à la cuillère la chair de la courge. Mettre les légumes (et la purée de courge) dans une grande casserole. Ajouter le bouillon, la pâte de tomate et l'ail. Réduire les légumes en purée lisse au mélangeur à main. Ajouter l'eau et bien mélanger. Amener le potage à ébullition, puis laisser mijoter 5 minutes.
      - Au service, garnir la soupe d'une cuillérée de yogourt et d'un peu de persil haché, si désiré.



      * La taille des patates douces varie beaucoup...moi je n'en ai mis qu'une seule, format géant!

      dimanche 16 octobre 2011

      Muffins à la courge et au cari

      Cette recette vient du numéro de novembre de Coup de Pouce. L'idée d'ajouter de la poudre de cari dans des muffins m'avait intriguée... et s'est avérée très intéressante. Ça donne un petit coup de pep aux traditionnels muffins à la citrouille et aux épices. J'y ai ajouté quelques extras santé, mais j'ai omis le gingembre confit (n'en avais pas). J'ai coupé dans la cannelle, et mis juste une petite touche de gingembre moulu. J'avais 2 belles courges, une butternut et une buttercup, que j'ai fait cuire au four* la veille. j'ai pris ½ tasse de chacune pour la recette. Ça donne ceci:

      Ingrédients (pour 12 muffins):
      • 1 tasse de farine de blé entier
      • ½ tasse de farine tout usage non blanchie
      • ¼ tasse de flocons d'avoine à cuisson rapide
      • 2 c. à thé de poudre à pâte
      • 1 c. à thé de bicarbonate de soude
      • 1 c. à thé de poudre de cari
      • 1 c. à thé de cannelle
      • ¼ c. à thé de gingembre moulu
      • ½ c. à thé de sel
      • ½ tasse de cassonade tassée
      • ⅓ tasse d'huile végétale
      • 1 tasse de purée de courge ou de citrouille 
      • 1 oeuf
      • ½ tasse de boisson de soja, nature ou à la vanille
      • ½ tasse de raisins secs (ou bleuets, ou canneberges séchées)
      • ½ tasse de noix hachées (facultatif)
      Préparation:

      Dans un grand bol, mélanger touts les ingrédients secs. Ajouter les autres ingrédients et mélanger à la cuillère de bois jusqu'à ce que la pâte soit humide, sans plus.
      Répartir la préparation dans des moules à muffins, en silicones ou tapissées de moules en papier. Faire cuire au four préchauffé à 350˚F pendant 20 à 25 minutes (le muffin doit garder sa forme lorsqu'on le presse légèrement).


      * Pour faire cuire les courges, je les coupe en 2, les épépine, et les place côté coupé face contre une feuille de papier parchemin, sur une plaque de cuisson. Je mets la plaque au four préchauffé à 350˚F, et laisse cuire jusqu'à tendreté, soit environ une heure. La chair se prélève alors facilement à la cuillère: la purée est déjà prête.

      lundi 10 octobre 2011

      Confiture poire belle-Hélène


      Plusieurs connaissent cette délicieuse confiture de Vincent le canneux: LA confiture aux bleuets et chocolat noir. Je l'ai moi-même testée l'été dernier, pour le plus grand plaisir de Chéri, inconditionnel du chocolat sous toutes ses formes (particulièrement en morceaux dans un biscuit décadent).

      Du chocolat dans une confiture? Surprenant quand même, que je m'étais dit. Mais vraiment, c'est un plaisir tout simple à cuisiner, parfait pour les p'tits déj de fin de semaine.

      J'ai voulu en faire une variante cette année. J'ai hésité entre celle de Manon (aux framboises, miamm) et celle de Jasmine (aux poires, re-miamm). Finalement, c'est cette dernière variante qui m'a choisi (!) lorsque j'ai vu les beaux paniers de poires de l'Ontario au supermarché. Pour ce qui est de la recette, je me suis inspirée surtout de celle de Manon pour les quantités et ingrédients. Donc, pas de pectine ajoutée cette fois, pour une consistance toutefois un peu liquide, mais pas trop quand même. Les poires sont très juteuses, c'est pourquoi j'ai mis 350g de chocolat noir plutôt que 300g. Avec des pistoles à 75% de cacao, la confiture est assez acide pour être conservée à température pièce après un traitement à l'eau bouillante, pH testé!


      Ingrédients:
      • 1,6 kg de poires de l'Ontario, ou mieux: de votre région (environ une douzaine de poires moyennes)
      • ¼ tasse de jus de citron (60 ml)
      • 1,4 kg de sucre
      • 350 g de chocolat noir (j'ai utilisé du chocolat Barry à 75% de cacao), soit environ 2 tasses
      Préparation:
      - Couper en petits cubes la moitié des poires (coeurs enlevés et pelées). Mettre dans un bol et arroser du jus de citron. Mélanger.
      - Passer l'autre moitié des poires au robot (coeurs enlevées, je ne les ai pas pelées). Ne pas réduire en purée! Mettre dans une casserole. Ajouter les poires en petits cubes et le jus de citron.
      - Amener à ébullition et cuire une dizaine de minutes. Ajouter le sucre, bien mélanger. Ajouter le chocolat, et ramener à ébullition à feu moyen en mélangeant fréquemment. Cuire jusqu'à ce que la confiture atteigne 104˚C (ou jusqu'à une ébullition à gros bouillons, qui persiste malgré qu'on la brasse, pendant 1 minute).
      - Verser dans des pots stérilisés (jusqu'à 0,5 cm du rebord), et traiter à l'eau bouillante pendant 10 minutes.
      Confiture ou sauce au choco-poire? Je la vois tellement bien accompagner une tranche de quatre-quart avec une boule de crème glacée à la vanille...

      Note: Au frigo, la texture de la tartinade change pour devenir bien épaisse...comme un caramel épais.

        dimanche 2 octobre 2011

        Confiture de poivrons rouges... bien dégorgés, les poivrons?

        Je prépare des confitures de poivrons depuis quelques années déjà. Lors d'une sortie de filles dans le vieux Québec, je m'étais délectée d'un porc-burger gourmet de chez Victor: coup de foudre pour cette délicieuse garniture aigre-douce. J'avais ensuite cherché sur le net, et trouvé quelques recettes. La plupart demandaient de dégorger les poivrons dans du gros sel, sauf celle-ci où M. Soulard fait plutôt bouillir les poivrons avant de les égoutter. En cuisinière paresseuse que je suis, je me suis dis, bah! pourquoi faire bouillir ou dégorger ces poivrons...et perdre leur jus?? Autant n'en perdre que de l'eau... Alors, j'ai décidé de faire mijoter longuement ma confiture pour réduire le coulis liquide. Ça fonctionne assez bien. Malgré tout, je lui avais trouvé la dernière fois une certaine amertume. J'ai donc décidé de tester les différentes façons de faire.

        Ma recette de base reste la même, soit:
        • 8 gros poivrons rouges, hachés assez finement au robot (non pelés, les graines et les membranes blanches enlevées)
        • 3 c. à table de jus de citron (45 ml)
        • 1 à 1⅓ tasse de vinaigre blanc (250 à 310 ml)
        • 1½ à 2 tasses de sucre (300 à 400 g), selon votre dent sucrée...

        Donc, premier test, la technique de Vincent. On fait dégorger les poivrons dans un bol en plastique avec 3 c. à table de gros sel, pendant 12 heures. Ensuite, on bien égoutte les poivrons (on peut conserver le jus de poivron obtenu pour un autre usage*) et on les met dans une casserole avec le jus de citron, le vinaigre et le sucre. On porte à ébullition puis on laisse mijoter jusqu'à consistance désirée (on veut une consistance tartinable).

        *Note: On peut utiliser le jus de poivrons recueilli pour une soupe par exemple, ou mélangé à du coulis de tomate pour un délicieux jus de légumes maison (ça ressemble à du V8!).


        → Deuxième test, à la façon de Jean Soulard: on dépose les poivrons hachés dans une casserole avec un peu d'eau (moi ½ tasse), on amène à ébullition, puis on égoutte. On remet les poivrons égouttés dans la casserole avec les autres ingrédients, et on poursuit comme décrit ci-haut.


        → Troisième test, ma technique habituelle: on pare les poivrons, on les hache au robot puis on les met sans autre cérémonie dans la casserole avec les autres ingrédients. On amène à ébullition, puis on baisse le feu pour laisser mijoter (à feu doux) jusqu'à consistance souhaitée. Bien sûr, ce sera plus long, environ 2½ heures. On doit brasser le tout régulièrement. Je recommande un chaudron à fond épais pour éviter une croûte au fond. On peut aussi ajouter le sucre plus tard (après environ 1 heure de cuisson) ce qui permet de laisser le feu à moyen-doux.

        Pour la mise en conserve, on procède dans les trois cas de la même façon: on empote la confiture dans des bocaux stérilisés, puis on traite à l'eau bouillante (10 minutes pour des pots de 250ml).



        Finalement, le test du goût. L'amertume est peut-être moins présente en utilisant la technique de M. Soulard. Remarquez que mon chum ne remarque aucunement l'amertume, quelque soit la recette... J'aime la technique longuement mijotée pour sa saveur plus caramélisée. Et comme j'aime les recettes qui se font rapidement, je préfère les 2 dernières techniques: on commence et on finit dans la même demi-journée.



        Rendement: environ 6 pots de 250 ml
        La recette se double ou se triple très bien.

        La confiture de poivrons est un condiment passe-partout qu'on utilise chez nous autant dans les sandwiches et hamburgers qu'en accompagnement pour du poulet ou du porc. Ça remplace avantageusement le ketchup!
        C'est le temps de la préparer: les poivrons du Québec sont encore très présents, et à bon prix...

        Un peu liquide, celle-là...

        samedi 24 septembre 2011

        Muffins aux pêches, extra mangue

        Voilà une recette que j'adore, inspirée de celle-ci de Coup de pouce, mais avec (encore, bien sûr) quelques extras santé. J'ai omis la garniture croquante, qui doit être excellente, par de simples tranches de pêche (juste parce que c'est moins long...oui, je suis paresseuse!) Les muffins sont moelleux et la saveur de pêches, délicate. J'ai fait un essai avec un extra de mangue séchée coupée en petits cubes: très bon. J'ai dans l'idée de tester aussi avec des abricots séchés. À moins que j'essaie de déshydrater des pêches...
        J'ai utilisé les mangues bio de Prana, elles sont excellentes et ne contiennent aucun autre ingrédient... que des mangues.



        Ingrédients (pour 12 gros muffins):
        • 1⅓ tasse de farine tout usage non blanchie (210 g)
        • 1⅓ tasse de farine de blé entier ou de farine d'épeautre (200 g)
        • ⅓ tasse de graines de lin moulues (40 g) ou de graines de chia
        • 1½ c. à thé de bicarbonate de soude
        • ½ c. à thé de sel
        • ¾ tasse de sucre (150 g)
        • ¾ à 1 tasse (250 ml) de yogourt nature épais (de type balkan ou yogourt égoutté)
        • ½ tasse (125 ml) d'huile végétale
        • 2 oeufs
        • ⅓ tasse (80 ml) de pêches coupées en dés (environ 3 pêches moyennes, ou 2 grosses)
        • facultatif: 1 pêche coupée en fines tranches, pour décorer le dessus des muffins
        • encore facultatif: 50 g de mangue séchée (ou autre fruit déshydraté) coupée en tout petits cubes

        Préparation:

        -Simplement, mélanger les ingrédients secs dans un grand bol. Faire un puit au centre, et ajouter le reste des ingrédients, sauf les pêches. Mélanger à la cuillère de bois, puis ajouter les morceaux de pêches. Mélanger délicatement. Si les pêches sont très juteuses, j'ai tendance à garder leur jus et à l'ajouter au mélange. La préparation doit toutefois être assez épaisse.

        -Répartir dans les moules à muffins (en silicone ou tapissés de moules en papier). Si désiré, mettre 1 à 2 tranches de pêche sur le dessus des muffins.

        -Cuire au four préchauffé à 350˚F pendant environ 20 minutes, ou jusqu'à ce que le dessus des muffins reprenne sa forme après être touché (donc ferme, mais pas trop sec!).

        Notes: Ces muffins, comme la plupart faits avec des morceaux de fruits contenant beaucoup d'eau, se conservent moins longtemps. J'ai tendance à mettre au congélateur les muffins qui ne sont pas mangés dans la journée (ou le lendemain). Pour déguster ensuite: petit tour au four à micro-ondes...

        Autre note,  pour moi-même: Oh que ce serait bon de faire une version "pêche melba" avec moitié pêche et moitié framboise...

        dimanche 18 septembre 2011

        Halloween avant l'heure...

        Hier, c'était l'anniversaire de mon bébé...7 ans! Quand je lui ai demandé s'il avait des idées pour sa fête d'amis, il m'a dit qu'il voulait refaire le "jeu dégueu" qu'on avait fait il y a 2 ans. "Tu sais maman, le jeu où on doit mettre nos mains dans un mélange dégueu pour trouver des sous..."

        D'accord. Facile. Tiens, ce sera le thème cette année: une fête dégueu! Avec toutes les déco d'Halloween qu'on retrouve ces temps-ci dans les magasins à 1 ou 2$, ce sera du gâteau! L'effet a été réussi, même si certains ont pensé qu'on fêtait Halloween avant le temps! J'avais pourtant pris soins de ne mettre aucune décoration orangée! Juste du noir, du mauve et du vert...

        Pour le gâteau, je me suis amusée. Ça a été mon premier essai de fondant, et franchement, j'ai bien aimé. C'est comme jouer avec de la pâte à modeler, en plus collant! J'ai fait la recette à la guimauve que j'ai trouvé , chez Geneviève. Elle explique bien. Je n'ai pas utilisé de graisse, mais de l'huile. Ça va. L'important, c'est d'avoir du sucre en poudre de trop pour bien saupoudrer nos mains et la surface de travail en cours de route. Oui, c'est salissant. Mais ça se nettoie super bien: c'est du sucre. Pour ce qui est du colorant, bien protégez-vous!

        J'avais envie de faire un gâteau spécial de l'intérieur aussi, alors j'ai fait ce gâteau rouge velours de Ricardo, oui celui tout plein de colorant rouge... Oui, j'hésitais un peu, mais bon, l'effet est spectaculaire, et je ne le referai pas à toutes les semaines... J'ai utilisé du colorant en gel, alors une bonne cuillérée à thé est suffisante. J'ai aussi mis 200g de pistoles de chocolat au lait (peut-être 1 tasse?), ce qui ajoutait saveur et effet encore plus "dégueu"! Entre les 2 gâteau, j'ai étendu un glaçage que j'adore, celui-ci fait avec une boîte de lait concentré sucré. Ça goûte le fudge, trop bon!



        Le jeu dégueu n'a pas été oublié, bien sûr! J'ai fait trop cuire des spaghettis dans de l'eau colorée,et je les ai enrobés de Jello rouge une fois égouttés. Des petites bestioles, et hop: une activité gagnante! L'enjeu était de trouver les souris de plastique, les yeux bandés. Trop cool.






        Et voilà, un autre de passé...
        Bonne fête, mon grand!

        lundi 12 septembre 2011

        Le saumon de Rosalie: paprika fumé et sucre d'érable

         Le titre contient les ingrédients de la recette...sauf le poivre du moulin. Oui, c'est tout. 4 ingrédients. On aime ça simple. Ma grande a adoré, c'est clair, c'est sa recette de saumon préférée. Une portion, ce n'est pas assez!

        Si je récapitule...


        Ingrédients:
        • pavés de saumon, avec la peau
        • paprika fumé (le mien est doux)
        • sucre d'érable
        • poivre du moulin
        Préparation:

        -Saupoudrer généreusement les filets de paprika fumé, au goût. On peut les frotter un peu pour que le paprika colle bien. On saupoudre, bien généreusement, de sucre d'érable râpé (j'en ai dans un moulin, pratique!). Poivrer au goût.
        -Mettre le saumon sur la grille du BBQ réchauffé à "high", côté peau. Baisser le feu à medium-high.
        -Laisser griller jusqu'à ce que environ la moitié de l'épaisseur du saumon soit cuit. Tourner délicatement les filets pour dorer l'autre côté 1 ou 2 minutes (juste le temps de faire une légère croûte caramélisée...c'est tellement bon!). Retirer du feu délicatement.

        Servir accompagné de bons légumes de saison ou d'une salade verte!

        lundi 5 septembre 2011

        Gelée et sirop de cerises à grappes

        Connaissez-vous les cerises à grappes? Peut-être pas, comme moi avant de visionner l'émission des Coureurs des bois. En fait, je la connaissais de vue, mais je croyais que ces cerises n'étaient bonnes que pour les oiseaux. Gens de Thetford, ouvrez les yeux, la cerise à grappes est partout! Les cerisiers de Virginie (Prunus Virginia) longent la piste cyclable, foisonnent dans les terrains vagues... D'abord de couleur rouge vif, les cerises à grappes sont mûres lorsqu'elles sont bien noires.
        En y réfléchissant un peu, j'y avait déjà goûté, il y a bien longtemps... Quand je lui en ai parlé, Maman m'a dit qu'elle en mangeait avec ses frères et soeurs, enfant, avec du sel...et faisait fâcher Papi lorsqu'il découvrait leur langue noire et les noyaux crachés devant le perron!
        Mangées crues, leur saveur surprend. Peu sucrées même lorsqu'elles sont bien noires, ces cerises laissent la langue épaisse et pâteuse...ma fille déteste! À la cuisson, elles développent leur bon arôme de cerise, c'est surprenant!
        J'en ai fait 2 choses: une gelée légère, qui ressemble à une confiture, et un sirop, à utiliser comme le sirop de grenadine. Étant donné que les fruits ont très peu de chair, on oublie l'idée d'en faire une confiture.


        Gelée "légère" de cerises à grappes
        Pour cette recette, j'ai triché un peu. J'ai fait exactement ce qu'on recommande de ne pas faire lorsqu'on fait une gelée: j'ai pressé les fruits pour en extraire le plus de jus possible. Pourquoi? Je trouvais donc que les cerises n'avaient pas donné beaucoup, elles me semblaient encore entières. Et comme le jus était déjà pas mal brouillé (les cerises à grappe donnent un jus presque laiteux, comme on le voit bien dans l'extrait vidéo), je me suis dit: "ah...tant pis!" L'important est de filtrer à travers un sac à gelée, ou un coton, qui a les mailles bien serrées. La quantité de liquide utilisée est ici un peu supérieure à celle suggérée par les Coureurs des bois: eux ne faisaient que couvrir les fruits, moi j'en ai mis un peu plus. C'est peut-être la raison pour laquelle j'ai voulu un jus plus concentré en pressant le sac à gelée... À vous de voir ce que vous préférez!


        Ingrédients: (pour 5 pots de 250 ml)
        • 2 lbs (1 kg) de cerises à grappes, lavées et équeuttées
        • 3 tasses (750 ml) de jus de raisin blanc ou d'eau
        • ¼ tasse (60 ml) de jus de citron
        • 2 tasses de sucre
        • 4 c. à thé de pectine pure Pomona
        • 4 c. à thé d'eau calcifiée
        Préparation
        -Dans une casserole, mettre les cerises et couvrir du jus ou de l'eau. Amener à ébullition, puis laisser mijoter doucement à feu doux pendant 45 à 60 minutes. Laisser tiédir, puis filtrer les cerises et leur jus à travers une passoire recouverte d'un coton, ou de plusieurs couches d'étamine, ou d'un sac à gelée (en recueillant le jus!)
        -Laisser égoutter pendant quelques heures, soit en laissant la passoire sur un bol, ou en suspendant le sac à gelée (rempli des cerises cuites) par-dessus un bol. (Ici, normalement, je devrais dire de ne pas presser le sac après la période d'égouttement...ce que je n'ai pas fait! J'ai pressé au maximum pour avoir le plus de jus -et le plus de saveur- possible. Et oui, le résultat est une gelée opaque.)
        -Mettre le jus recueilli dans une casserole (environ 4 tasses/1 litre). Ajouter le jus de citron et l'eau calcifiée. Bien mélanger. Amener à ébullition.
        -Dans un petit bol, bien mélanger la pectine et le sucre. Ajouter au mélange de jus bouillant. Bien mélanger. Amener à ébullition en mélangeant. Laisser bouillir à gros bouillons pendant 1 minute. Écumer.
        -Verser dans des pots stérilisés chauds jusqu'à ¼" (5 mm) du bord. Sceller les pots. Traiter à l'eau bouillante pendant 10 minutes. Laisser refroidir complètement pour permettre à la gelée de prendre.

        Sirop de cerises à grappes
        J'ai fait ce sirop après avoir fait le sirop de menthe. L'idée d'un sirop rouge pour faire un sundae ou pour une boisson rose pour les enfants m'a tentée. Il faut dire que la matière première n'est pas coûteuse! Les proportion sucre-jus sont les mêmes que pour le sirop de menthe (soit 1 kg de sucre pour 1 litre de jus filtré).

        Ingrédients: (pour environ 5 pots de 250 ml)
        • 1½ lb (700 g) de cerises à grappes, lavées et équeuttées
        • 2¼ tasses (560 ml) d'eau
        • 3 c. à table (45 ml) de jus de citron
        • 700 g de sucre
        Préparation:
        -Mettre les cerises dans une casserole. couvrir de l'eau. Amener à ébullition, et laisser mijoter doucement à couvert pendant 45 à 60 minutes. Comme pour la recette précédente, on filtre les cerises, puis on les laisse égoutter. (Oui, j'ai encore triché: j'ai pressé le sac pour extraire le maximum de jus...incorrigible! Mais sérieusement, je trouve que le jus y gagne beaucoup en arôme. Tant pis pour l'aspect plus rustique!)
        -Mettre le jus dans une casserole (2¾ tasses/700 ml). Ajouter le jus de citron et le sucre. Bien mélanger. Amener à ébullition, et laisser cuire jusqu'à 102 à 104˚C. Écumer.
        -Verser dans des bocaux stérilisés chauds. Sceller. Traiter à l'eau bouillante pendant 10 minutes.
        Voilà.
        Sirop et gelée "rustiques" de cerises à grappes

        Notes:
        * Pour une explication plus complète de la mise en conserve, allez voir chez Vincent.
        * Si vous utilisez un autre type de pectine que celle utilisée ici, veuillez suivre les indications du fabricant... Pour un résultat similaire au mien, on peut remplacer la pectine Pomona par la pectine "Pas besoin de sucre" de Bernardin (plus facile à trouver en région...comme chez moi).
        * Si vous souhaitez un jus de cerises plus concentré (sans avoir besoin de presser le sac à gelée), je conseillerais de mettre presque le double de cerises (ou au moins 50% de plus) pour la même quantité de liquide à ajouter. On pourrait mettre les 4 tasses d'eau nécessaire pour la gelée dans une casserole, et ajouter autant de cerises nécessaire pour qu'elles soient tout juste couvertes d'eau.
        * Vincent le canneux a fait une gelée de merise qui serait en fait le même fruit...

        **Mise à jour après 2 semaines**: le sirop est impeccable! La pulpe de fruit (que j'ai ajouté au sirop en pressant mon sac à gelée) donne au sirop une texture s'approchant du coulis... Bien mélanger avant de servir sur du yogourt épais... Superbe!
        Délicieux sur ce gâteau vanille-crème sûre (cette recette de Anne Dorval!)

          lundi 29 août 2011

          Confiture de pêches pour les cuisiniers paresseux


          Bon, on s'entend, déjà quand on fait ses confitures, on est pas tout à fait paresseux. Néanmoins, j'aime bien me permettre des petites paresses...appelons-les des "raccourcis culinaires"! N'ayez crainte: je fais mes conserves de façon sécuritaire, et je tiens mes surfaces de travail bien propres. Cette confiture légère est exemple de raccourci que j'aime bien emprunter: mes pêches, je ne les ai pas pelées (eh oui, c'est tout!). Franchement, la peau des pêches est tellement tendre qu'au final, on ne perçoit pas vraiment la différence. Mais on gagne du temps et des nutriments...

          Note: J'ai utilisé la pectine Pomona, mais on pourrait aussi bien utiliser un sachet de pectine "pas besoin de sucre" de Bernardin. La pectine ordinaire, ou encore "extraite maison", n'irait pas, parce qu'il y a peu de sucre dans cette confiture de type "tartinade". J'ai eu la main légère avec le sucre pour laisser toute la place au fruit. Pomona suggère 4 tasses de pêches écrasées pour 3 c. à thé de pectine. Je trouve ça trop consistant. Voyez sur l'image du bas, pour un peu plus de 5 tasses de fruits, on se retrouve avec une confiture qui se tient encore très (presque trop) bien. Et le pH était encore assez acide pour ne pas avoir besoin d'augmenter le jus de citron. Même consigne pour la pectine Bernardin: je trouve qu'on peut se permettre un peu plus de fruit que ce qui est suggéré pour une consistance très correcte. Je ne cherche pas à faire une gelée ferme, mais une confiture qui n'est pas trop liquide, c'est tout...

          Ingrédients (pour environ 6 pots de 250 ml):
          • 5 à 5½ tasses (1,25 à 1,4 l) de pêches dénoyautées, hachées au robot culinaire, avec les pelures (soit environ 1 panier de 3 litres)
          • ¼ tasse (60 ml) de jus de citron
          • 1 tasse (200g) de sucre
          Si vous utilisez la pectine Pomona:
          • 3 c. à thé (10 g) de pectine
          • 4 c. à thé (20 ml) d'eau calcifiée
          Préparation:
          -Bien rincer les pêches et les frotter doucement avec les mains. Les couper en quartier, enlever les noyaux et les passer au robot. Mesurer 5½ tasses de purée de fruits (laisser des petits morceaux, on ne veut pas une purée lisse...quoique c'est à votre goût!).
          -Dans une grande marmite remplie d'eau, mettre les bocaux vides et amener à ébullition. Faire stériliser 10 minutes. Réserver au chaud.
          -Mettre les fruits dans une casserole, ajouter le jus de citron et l'eau calcifiée. Porter à ébullition. Dans un petit bol, bien mélanger le sucre et la pectine. Ajouter au mélange de fruits bouillonnant. Bien mélanger. Reporter à ébullition en brassant (on veut de gros bouillons) et laisser bouillir 1 minute. Écumer. Empoter dans les bocaux stérilisés chauds en laissant 6 mm sous le goulot. Sceller. Traiter à l'eau bouillante 10 minutes (selon la méthode décrite par Vincent ici).



          La confiture dans le petit bol sort du frigo: elle a drôlement figé!
          Envie d'un autre "raccourci?" Vous pourriez congeler vos confitures au lieu de les traiter à la chaleur...et hop, une autre étape de moins!

          Mon problème, c'est que mon congélo est plein!

          vendredi 26 août 2011

          Pain aux bleuets et à l'érable

          Presqu'un gâteau, mais encore très santé, cette recette est inspirée de celle-ci de Ricardo. J'avais craqué pour l'idée d'ajouter une garniture de bleuets et de sirop d'érable. Je l'ai beaucoup transformée toutefois, l'ai bonifiée de plusieurs super-ingrédients, mais surtout, j'ai changé le moment auquel on ajoute la garniture. Sur la recette originale, on disait de mettre le mélange bleuets-sirop sur le gâteau lorsqu'il ne reste plus que 20 minutes de cuisson. Mais rendu là, le gâteau a gonflé, et le mélange glisse sur les rebords. Pas fameux. En réduisant la quantité de bleuets de la garniture, on peut sans problème mettre la garniture sur le pain-gâteau avant d'enfourner: les bleuets resteront bien répartis, et le sirop formera un délicieux enrobage sucré.

          Ingrédients:
          •  1 tasse+1 c. à tab  (155g) de farine d'épeautre (ou farine de blé entier)
          •  1½ tasse (235 g) de farine tout usage non blanchie
          • 1½ c. thé de bicarbonate de soude
          • ½ c. à thé de sel
          • ¼ tasse (50 g) de sucre
          • ¼ tasse (40 g) de graines de chia (ou de graines de lin moulues)
          • 2 oeufs
          • ½ tasse (125ml) d'huile végétale
          • 1 tasse (250 ml) de lait sûr (1 c. à table/15 ml de vinaigre de cidre+lait jusqu'à 1 tasse) ou petit lait
          • 1⅔ tasse (400ml) de bleuets (mieux vaut utiliser des petits bleuets)
          • ½ tasse (125 ml) de sirop d'érable
          Préparation:
          Dans un grand bol, mélanger les ingrédients secs. Creuser un puit dans le mélange, y verser les oeufs, l'huile et le lait, et mélanger à la cuillère de bois. Ajouter 1 tasse des bleuets, et mélanger délicatement. La préparation sera épaisse. Verser dans un moule à pain de 8"X5" (20 cmX13cm) bien beurré. (Je fais une légère dépression au centre pour que le sirop s'y accumule un peu plus) Mélanger le reste des bleuets avec le sirop d'érable, puis verser doucement sur le gâteau, en répartissant les bleuets sur toute la surface.
          Faire cuire au four préchauffé à 350˚F pendant 1 heure ou un peu plus (vérifier la cuisson au cure-dent au centre du gâteau). Attendre 30 à 60 minutes avant de démouler. Décoller les côtés à la spatule, et démouler délicatement.

          Note: Comme la plupart des gâteaux ou muffins faits de fruits frais en morceaux ou entiers, la conservation est de courte durée. Mettre au frigo ou au congélo le 2e jour.

          Les graines de chia ou de lin sont facultatives, mais ajoutent un plus non négligeable!

          dimanche 21 août 2011

          Sirop de menthe en pot mason


          Vous aimez les cocktails à la menthe? Moi, si. J'avais essayé l'été dernier une recette (de Coup de Pouce il me semble) qui proposait un cocktail à base d'un sirop de feuilles de menthe fraîches, et j'avais appécié le côté rafraîchissant. La menthe verte de mon jardin étant bien fournie et dépassant mes besoins immédiats, je me suis dis: et pourquoi pas la canner? J'ai fouillé pour trouver des recettes de sirop, et voilà, j'ai attaqué. On parle généralement de 150 à 200 g de menthe fraîche pour 1 litre d'eau. Malheureusement, à la fin de ma cueillette, et après avoir mis de côté les feuilles abimées, je n'avais récolté qu'un maigre 104 g!  Mais comme j'y avais mis plusieurs jeunes fleurs (pas de fleurs fanées) et que celles-ci sont plus goûteuses, je me suis dis que ça devrait aller...
          J'ai aussi ajouté du jus de citron, pour acidifier mon sirop (pour pouvoir mettre en conserve avec un traitement à l'eau bouillante). J'y suis allée un peu au pif, en me basant sur les recettes de gelée, mais le dosage s'est avéré bien correct (pH sous 3.5). De plus, l'ajout de l'acidifiant devrait empêcher la cristallisation.

          Ingrédients:
          • 100 à 150 grammes de feuilles et tiges de menthe (sans meurtrissures, fraîchement cueillies idéalement)... et pourquoi pas quelques fleurs 
          • 1 litre d'eau
          • 1 kg de sucre
          • ¼ tasse de jus de citron
          Préparation:
          Rincer les feuilles, tiges et fleurs de menthe. Bien égoutter et mettre dans un grand bol (moi une grande tasse de pyrex). Hacher grossièrement avec des ciseaux. Faire bouillir 1 litre d'eau. Verser sur la menthe. Laisser infuser une nuit ou jusqu'à 24 heures. (Là, ne vous fiez pas à l'arôme mentholée-médicamenteuse de l'infusion...ça va changer!)  Filtrer au tamis (garder l'infusion!) et jeter les feuilles et tiges. Mettre l'infusion dans une casserole, puis ajouter le sucre et le jus de citron. Amener à ébullition (jusqu'à ce que le mélange atteigne 102˚C, pour cela la préparation doit bouillir quelques minutes). Écumer s'il y a lieu. Verser dans des pots stérilisés. Traiter à la chaleur dans une marmite d'eau bouillante pendant 10 minutes (selon cette technique). Donne environ 6½ tasses de sirop (ou un 1.6 l)


          Verdict: Très bon! L'ajout des fleurs n'étais pas une mauvaise idée, j'ai l'impression que le sirop y gagne un parfum... "floral". L'arôme final pourrait être plus intense, alors je mettrai 150 g de menthe l'année prochaine (je garderai plus de tiges!)

          Excellent mélangé à une eau gazeuse nature (dosage au goût!), avec quelques glaçons et peut-être une larme de rhum... En fait, les recettes de cocktail avec sirop de menthe sont presqu'infinies (surfez, vous verrez).
          Elle pourrait aussi servir à arômatiser du chocolat, ou à garnir de la glace à la vanille. D'autres idées?

          mardi 16 août 2011

          Framboise noire ou mûre?

          J'ai eu la chance d'être invitée à aller cueillir des framboises noires il y a quelques semaines (merci Sonia!) dans une jeune plantation qui a produit au-delà des attentes de ses propriétaires. Non, je ne connaissais pas. Oui, encore une première pour cet été de nouveauté. Et toute une première! Les framboisiers étaient en effet chargés à bloc, les framboises étaient vraiment agréables à cueillir! Mais sérieusement, de la framboise noire, dites-vous? Pourtant, ça ressemble drôlement à la mûre...

          Mais en y regardant de plus près, la différence devient évidente. Il suffit d'aller cueillir l'une et l'autre pour s'en apercevoir. Quand on cueille la framboise, on laisse l'intérieur du fruit sur le plant (à moins qu'elle ne soit pas prête...). Une framboise, c'est creux. Ça fait comme un capuchon qu'on peut mettre sur le bout de nos doigts (on l'a tous fait, non? enfant du moins...) La mûre, non. Y a comme du mou à l'intérieur, voyez?

          Sur la photo ci-contre on voit la framboise noire à différent stades de mûrissement. Les baies rouges framboises ne sont pas mûres...et de toute façon ne se laissent pas cueillir. Celles qui sont bien noires se rendent facilement, parfois en tachant les doigts...

          Pour ce qui est de la saveur, je dirais qu'elle se rapproche plus de la mûre que de la framboise rouge. La framboise noire est moins juteuse (peut-être que cela varie selon les variétés?), et donne un coulis...trop épais pour s'appeler coulis! Ce que j'en ai fait? J'ai en congelé, déshydraté, cuisiné en confiture légère (toute simple avec la pectine "pas besoin de sucre" de Bernardin...oui, c'était avant que je reçoive la pectine Pomona).  Je ferai sûrement d'autres essais avec les framboises que j'ai congelées.

          Mais finalement, la meilleure façon de les déguster, c'est tel quel, fraîchement cueillies: on profite alors au maximum des composés phénoliques antioxydants dont elles regorgent, à l'instar de leurs cousines rouges mais en proportion encore plus élevée.

          Hum...j'espère vraiment pouvoir y retourner l'été prochain! (message tout à fait subtil...)